Comment prévenir le mal des montagnes ?

Comment prévenir le mal des montagnes ?

Comment prévenir le mal des montagnes ?

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Montagnes4 min de lecture

Situé à environ 4000 mètres d’altitude, la région de l'Everest est la plus haute région du Népal. Chaque année des milliers de voyageurs se lancent sur ses flancs pour dépasser leurs limites.

Situé à environ 4000 mètres d’altitude, la région de l'Everest est la plus haute région du Népal. Chaque année des milliers de voyageurs se lancent sur ses flancs pour dépasser leurs limites. L’un des principaux risques en montagne est le célèbre mal des montagnes…

  Les problèmes de santé s’expliquent en général par une acclimatation inadéquate liée au manque d'oxygène en haute altitude et deviennent plus fréquents à partir de 2 500 mètres (même 2 000 mètres chez certaines personnes). Le mal de l’altitude englobe diverses affections dont : Mal aigu des montagnes (MAM) - Très commun chez les trekkeurs il se manifeste par un mal de crâne, une grande fatigue et des nausées. Oedème cérébral de haute altitude (OCHA) - Forme aggravée du MAM qui peut s'observer par des problèmes de coordination, des comportements incohérents, une fatigue extrême et la perte de conscience suite au gonflement du cerveau. Oedème pulmonaire de haute altitude (OPHA) -  Une accumulation de liquide dans les poumons est responsable de l'infection. Les symptômes sont : une fréquence cardiaque plus rapide que la normale, une toux sèche à grasse, des sécrétions colorées allant du rosé au rouge sang et une détresse respiratoire. Cet Œdème est rare mais peut être mortel

Prudence

Votre ascension pour le base camp de l’Everest par exemple peut aggraver des maladies sous-adjacentes ou même en dévoiler, particulièrement les maladies cardiaques et respiratoires. Être en bonne santé  et s’entraîner avant le départ ne réduit pas les probabilités de développer le mal des montagnes. Cependant, le risque de développer la pathologie est plus importante dans certaines situations, elles incluent :

  • des antécédents du mal des montagnes lors de séjours antérieurs;

  • une pratique intense d'exercices, la consommation d'alcool ou de somnifères avant l'acclimatation;

  • une ascension trop rapide.

Peu importe sa condition physique, il est conseillé de consulter un spécialiste avant le départ afin de discuter de son état de santé, des projets de voyage (altitude du séjour, destination), de la disponibilité des soins médicaux sur le parcours emprunté et les traitements à prescrire.

Mal aigu des montagnes (MAM)

Le MAM est la forme la plus commune du mal des montagnes, touchant environ 25 % des adultes au-dessus de 2 400 mètres et environ 40 à 50 % des personnes au dessus des 3 000 mètres. Les symptômes du MAM apparaissent de 6 à 24 heures après l'arrivée en haute altitude et durent de 2 à 5 jours après l'arrêt de l'ascension. Les symptômes du MAM incluent :

  • Maux de tête;

  • Nausées, parfois accompagnées de vomissements;

  • Perte d'appétit;

  • Essoufflement;

  • Fatigue généralisée;

  • Étourdissement;

  • Insomnie et autres troubles du sommeil.

Prévention

Pour prévenir les effets de l'altitude, les experts de la santé recommandent :

  • Éviter l'exercice intense et l'alcool pendant l'acclimatation

  • Passer 2-3 nuits entre 2 500 et 3 000 mètres avant de poursuivre l'ascension;

  • Au-dessus de 3 000 mètres, ne pas dépasser 500 mètres d'ascension par jour;

  • Au-dessus de 3 000 mètres, éviter certains médicaments comme les somnifères, les dolipranes.., les médicaments qui peuvent "masquer" le mal des montagnes

  • Prévoir une journée de repos, soit 2 nuits à la même altitude, tous les 3 à 4 jours;

  • Éviter le tabac.

  • Et surtout s'HYDRATER !

Il est particulièrement recommandé aux personnes qui ont déjà souffert du mal des montagnes par le passé ou qui prévoient une montée rapide en altitude, de prendre un médicament pour prévenir le MAM. Si vous êtes à l’étranger, prévoir également une assurance complémentaire ou se renseigner sur les modalités de couverture santé de votre carte bancaire. Si vous possédez une carte VISA PREMIER par exemple, il n'est pas nécessaire de souscrire une assurance voyage supplémentaire. Vérifiez bien aussi qu'en cas de problèmes en altitude, votre assurance couvre les frais d'un rapatriement en hélicoptère.

Traitement

Dès l'apparition des premiers symptômes, il faut stopper l'ascension. Ignorer ces premiers symptômes provoquerait potentiellement de graves complications, telles qu'une détérioration du système neurologique ou une défaillance du système respiratoire. Il faut prévoir un repos et une acclimatation à la même altitude; l'acclimatation peut prendre de 12 heures à 4 jours. Si les symptômes persistent ou évoluent, il faut redescendre rapidement à une altitude inférieure d'au moins 500 mètres de celle à laquelle les symptômes se sont manifestés. La consultation rapide d'un médecin est requise si les symptômes s'aggravent ou ne disparaissent pas. Certains symptômes peuvent ressembler au MAM, mais être en fait le résultat de l'exercice intense, du stress de l'ascension, de la déshydratation, etc. Si des symptômes semblables à ceux de l'oedème cérébral ou pulmonaire de haute altitude cités précédemment se manifestent, il est important de redescendre immédiatement de 500 mètres ou plus et de consulter un médecin. Retarder la descente augmente le risque de complications potentiellement mortelles. Avant votre départ, consultez un médecin, un produit d'ordonnance qui prévient et accélère le processus d'acclimatation pourrait vous être prescrit. En général le Diamox, le plus connu des médicaments est l’un des plus efficaces.  

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Questions fréquentes

Les problèmes liés à l'altitude peuvent apparaître dès 2 000 mètres chez les personnes sensibles, et deviennent fréquents à partir de 2 500 mètres. Le mal aigu des montagnes (MAM) touche environ 25 % des adultes au-dessus de 2 400 mètres et 40 à 50 % des personnes dépassant les 3 000 mètres.

Les premiers symptômes du mal aigu des montagnes (MAM) apparaissent généralement 6 à 24 heures après l'arrivée en altitude. Ils incluent des maux de tête, des nausées, une fatigue importante, des étourdissements, une perte d'appétit et des troubles du sommeil. En cas de symptômes, il faut stopper l'ascension immédiatement.

Pour prévenir le mal des montagnes, il est recommandé de monter progressivement (ne pas dépasser 500 mètres par jour au-dessus de 3 000 mètres), de passer 2 à 3 nuits entre 2 500 et 3 000 mètres avant de poursuivre, d'éviter l'alcool et les somnifères, de bien s'hydrater et de prévoir des jours de repos. Un médecin peut également prescrire du Diamox en prévention.

Le Diamox (acétazolamide) est le médicament le plus connu et l'un des plus efficaces pour prévenir et accélérer l'acclimatation en altitude. Il doit être prescrit par un médecin avant le départ, car il peut avoir des effets secondaires et n'est pas adapté à tout le monde. Il ne remplace pas les règles d'acclimatation progressive.

L'œdème cérébral de haute altitude (OCHA) est une forme grave du MAM provoquant des troubles de la coordination, des comportements incohérents et une perte de conscience due au gonflement du cerveau. L'œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) se traduit par une accumulation de liquide dans les poumons, une toux, des sécrétions rosées à rouge sang et une détresse respiratoire. Ces deux affections sont rares mais potentiellement mortelles et nécessitent une descente immédiate.

Oui, il est fortement recommandé de souscrire une assurance couvrant les frais de rapatriement en hélicoptère, indispensables en cas d'urgence médicale en altitude. Certaines cartes bancaires haut de gamme incluent ce type de couverture, mais il est impératif de vérifier les conditions précises (altitude maximale couverte, plafonds de remboursement) avant de partir.

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